Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 14:06

Moi non plus

 

Je

Etre l’eau de l’instant

Au Temps des fontaines.

 

Je

Etre le légume bleu

Au parterre des jardins haut fermés.

 

Je

Ajouter à la tendance

L’endogène dépendance

Des endophasies.

 

Je

Tourner la rision

A un arraisonnement des Rouges,

Pour une plume verte

Qui postule à l’ancrage.

 

Je

Accroire les gencives

Des dents que j’ai plantées

A la Terre méditerranée

Par un temps de toux molle.

 

Je

Surfaire

La planche des alibis

Au pouvoir aphasique.

 

Je

poursuivre

La dentue du monde

A l’inconscient central

Qui fustige à pleine bouche

L’eau des fontaines

A tous les temps.

 

Je

Etre

 la lèvre des forets

Qui sapinent en silence

Aux flux et reflux

Des bouches du ciel.

 

 

 

 

Je

Etre

 l’arbre

Assis comme  une colonne antique

A la canicule

D’un soleil blanc.

 

Je

Inviter

 l’estuaire

A conduire son cri rauque

Dans l’engoulure

Du col des écarts.

 

 

J’

Avoir

 provisions

De suintements miraculeux

A l’épieu des Tartares.

 

Et Je

Enjouir

L’annuelle

À des glissades séquentielles

Qui finissent enjouées et tristes

Dans des œillades moureuses,

Quand le temps s’encoule

À plastification.

 

Qui suis-je ?

 

Je suis peut-être le Naître,

Du verbe «  n’être à Pointe »

Avec un « Z » en désinence

A toutes les personnes.

 

Je suis le Rock’n’Roll

Des putains à la course

Des étoiles de carrefour

Qui sont si secrètent

A péter du fourrage,

En conciliabules…

 

Je suis la Saloperie

Des salopes qui rigolent

Dans la nasse

Des désirs de l’Ante-Christ.

 

 

Je suis la route de l’orange

A griller mon pollen

De cactus déridé

Pour une piqûre attestée.

 

J’aveugle la temporelle

D’un nuage de serpent

Pour surligner

La dent dure et cruelle

Des déesses en morsures,

Auxquelles une langue de crotale

Psalmodit à ce jour

Des incertitudes de lissage

Qui les font maudire

D’avoir trop de bouche

A calfeutrer.

 

Je suis dans la Nature de l’heure

A en pleurer sa pâture ?

Je suis à l’avenir

Et l’aller et le retour

Du monde des centres

Aux dents blanches

D’être pourléchées en suite

D’une langue bleue-verte

A l’allure prescrite et entêtée.

 

Que je s’aime même

Aux plaisirs oublieux

De nuitées

Sans destination.

 

 

Pierre Bernasconi, le 10 06 99 / Octobre 2009, chez moi.

Par Pierre Bernasconi
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Commentaires

...Je infinitif...et qui suis-je...sont encore le naître d'une toute petite autobiographie à lalangue destructurée des planteurs de concepts...il en découle une surface d'eau calme...où les idées d'en soi aux autres s'inscrivent aux plaisirs oublieux de nuitées sans destinations...
Commentaire n°1 posté par Zerbi le 02/11/2009 à 14h40
Moi non plus 2 en prose.

Je, Etre l’eau de l’instant au Temps des fontaines.
Je, Etre le légume bleu au parterre des jardins haut fermés.
Je, Ajouter à la tendance l’endogène dépendance des endophasies.
Je, Tourner la rision à un arraisonnement des rouges, pour une plume verte qui postule à l’ancrage.
Je, Accroire les gencives des dents que j’ai plantées à la Terre méditerranée par un temps de toux molle.
Je, Surfaire la planche des alibis au pouvoir aphasique.
Je, Poursuivre la dentue du monde à l’inconscient central qui fustige à pleine bouche, l’eau des fontaines à tous les temps.
Je, Etre la lèvre des forets qui sapinent en silence aux flux et reflux des bouches du ciel.
Je, Etre l’arbre assis comme une colonne antique à la canicule d’un soleil blanc.
Je, Inviter l’estuaire à conduire son cri rauque dans l’engoulure
du col des écarts.
J’, Avoir provisions de suintements miraculeux à l’épieu des Tartares.
Et Je, Enjouir l’annuelle à des glissades séquentielles qui finissent enjouées et tristes dans des œillades moureuses, quand le temps s’encoule à plastification.
Qui suis-je ?
Je suis peut-être le Naître, du verbe « n’être à pointe » avec un
« Z » en désinence à toutes les personnes.
Je suis le Rock’n’Roll des putains, à la course des étoiles de carrefour, qui sont si secrètent à péter du fourrage, en conciliabules…
Je suis la Saloperie des salopes qui rigolent dans la nasse des désirs de l’Ante-Christ.
Je suis la route de l’orange à griller mon pollen de cactus déridé
pour une piqûre attestée.
J’aveugle la temporelle d’un nuage de serpent pour surligner la dent dure et cruelle des déesses en morsures, auxquelles une langue de crotale psalmodit à ce jour des incertitudes de lissage qui les font maudire d’avoir trop de bouche à calfeutrer.
Je suis dans la Nature de l’heure à en pleurer sa pâture ?
Je suis à l’avenir et l’aller et le retour du monde des centres
aux dents blanches d’être pourléchées en suite d’une langue bleue-vert A l’allure prescrite et entêtée.
que je s’aime même aux plaisirs oublieux de nuitées sans destination.


Pierre Bernasconi, le 10 06 99 / Octobre 2009, chez moi.
Réécriture en prose le 06 11 2009, 19h04, chez moi.
Commentaire n°2 posté par Zerbi le 06/11/2009 à 19h06

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